400 maraîchers du Goulmou et du Nakambé formés à la production maraîchère : un partenariat multi-acteurs gagnant

Projet SARES - juin 2026

Ce mois de juin 2026 marque une phase importante pour l’agriculture familiale dans les communes de Gounghin, Diabo, Tibga et Fada N’gourma. L’Association Nourrir Sans Détruire (ANSD), avec le soutien financier de la GIZ et en synergie avec le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et le Comité International pour l’Aide d’Urgence et le Développement (CIAUD), a organisé une série de formations pratiques destinées à renforcer les capacités de 400 producteurs et productrices exploitant les sites maraîchers de Dianga (Diabo), Tiguimbondin (Tibga), Yarkanré(Gounghin) et CBNF (Fada).

Cette initiative s’inscrit pleinement dans le projet « Renforcement de la Résilience au Sahel » (SARES), qui vise à conjuguer sécurité alimentaire, autonomie économique et préservation environnementale face aux défis climatiques croissants.
Sur dix sessions intensives organisées directement sur les périmètres irrigués, les participants ont acquis des savoir-faire immédiatement applicables :
• Fabrication de compost rapide (Bokashi, Badoua) et production de produit de traitement naturel à base de feuilles de neem et de cendres

• Techniques d’arrosage optimisées pour préserver les ressources en période de forte chaleur

• Préparation des planches, semis et repiquage des jeunes plants selon les bonnes pratiques agroécologiques

Pour ces exploitants, souvent freinés par le coût prohibitif des engrais et pesticides chimiques, cette formation représente une véritable libération économique :
« Savoir que nous pouvons fabriquer nous-mêmes tout ce dont nos terres ont besoin, avec ce que nous avons sous la main, change complètement la donne. Nous ne dépendons plus de l’extérieur. » Témoignage d’un participant

À l’issue des formations, des pépinières pilotes ont été installées dans les villages concernés. Les bio-intrants produits durant les sessions ont été remis aux participants, leur permettant d’appliquer immédiatement les techniques apprises sur leurs propres exploitations.

Cette collaboration exemplaire illustre la puissance des partenariats multi-acteurs. Ensemble, ils tracent la voie d’une agriculture sahélienne résiliente, productive et respectueuse de l’environnement.
Les 400 producteurs formés deviennent aujourd’hui des ambassadeurs de l’agroécologie dans leurs communautés, prêts à réussir leur campagne maraîchère avec les moyens du bord et à inspirer leurs pairs.

La résilience ne se décrète pas, elle se fabrique. En apprenant à créer leurs propres intrants (Bokashi, bouillon de neem, bouillon de cendres) et à optimiser chaque goutte d’eau, ces maraîchers ont fait bien plus que réduire leurs coûts. Ils ont repris le contrôle de leur production.
Bravo à tous les acteurs qui tracent cette voie. Le modèle est là, il est reproductible, et il fonctionne.