Projet SARES : Pour des réponses plus adaptées aux besoins des communautés, ANSD/GIZ renforcent les capacités de leurs partenaires sur la sécurité alimentaire
- 1er juin 2026
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Dans un contexte marqué par une crise sécuritaire persistante au Burkina Faso, le renforcement de la résilience des populations est plus qu’une nécessité : c’est une urgence. C’est dans cette optique que s’est tenue, du 19 au 21 mai dernier, une formation destinée aux acteurs clés du projet Renforcement de la Résilience au Sahel (SARES).
Pendant trois jours à Koupéla, une quarantaine d’acteurs, autorités administratives, services techniques de l’agriculture et de l’élevage, et partenaires d’ONG se sont réunis pour transformer leur approche de la sécurité alimentaire.
Grâce à cette activité, les participants ont acquis non seulement des connaissances théoriques, mais aussi des capacités pratiques pour changer la donne sur le terrain :
• Ils sont désormais aptes à utiliser des outils performants comme l’approche HEA (Household Economy Approach) pour mieux comprendre la vulnérabilité des ménages.
• Les capacités de ciblage des interventions ont été renforcées pour s’assurer que l’aide parvienne à ceux qui en ont le plus besoin, selon le principe de « ne laisser personne pour compte » (LNOB).
• Les participants intègrent désormais les concepts de résilience climatique dans leurs stratégies d’intervention quotidiennes.
Notons que la méthodologie participative, axée sur des études de cas et des travaux de groupe, a permis un partage d’expériences riche entre les différents secteurs (social, environnement, agriculture). Ensemble, ils sont désormais mieux préparés pour restaurer les moyens de subsistance dans les zones d’intervention de Diabo, Diapangou, Fada et Tibga, Andemtenga, Baskouré et Gounghin.
Le projet SARES, mis en œuvre par ANSD avec l’appui financier de la GIZ, en plaçant le renforcement des compétences locales au cœur de sa stratégie pour une sécurité alimentaire à apporter une plus-value aux autorités qui déclare à l’issue de la formation : « Nous faisions déjà des choses pour la sécurité alimentaire, mais cette formation nous apporte un plus indispensable. Elle nous permet d’avoir une méthode plus scientifique pour choisir les bénéficiaires et comprendre mieux la pauvreté « Wahab SAWADOGO, Président de la Délégation Spéciale de Andemtenga.
Pour être efficaces, les structures ne doivent plus travailler seules dans leur coin. Nous demandons une vraie synergie d’action et une bonne entente entre acteurs du projet, les services de l’État et les autres partenaires. C’est ensemble que nous réussirons à aider durablement nos communautés. » a renchérit François Janvier LESSOGO, Président de la Délégation Spéciale de la commune de Gounghin
Grâce à cette rencontre, les acteurs locaux repartent avec une vision commune et des outils partagés pour mieux soutenir les populations.